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Canada, Expatriation

PVT | Bilan de 6 mois au Canada

Voilà déjà six mois que nous avons posé nos valises sur le sol canadien. Même si ça peut paraître peu, 6 mois c’est quand même le premier gros palier dans la vie d’un expat’. C’est le moment où tu peux déjà commencer à tirer un premier bilan de ton aventure. Normalement au bout de 6 mois, tu sais si partir était la plus grosse erreur de ta vie ou si au contraire, c’est la meilleure décision que tu aies jamais prise. Pour clôturer cette belle année 2016 et vous résumer ces six derniers mois, on se devait donc d’écrire un petit article retraçant cette belle expérience.


Juillet – Mois #1

Officiellement, à ce stade là, ça fait déjà un mois que nous avons dit « au revoir » à nos familles, nos amis et à notre belle Sainte-Victoire (ami sudiste, TMTC) pour faire un super road-trip dans l’ouest entre États-Unis et Canada. On avait décidé de faire un beau voyage avant de commencer les choses sérieuses : notre installation à Toronto !
En tant qu’amoureux des Etats-Unis, c’était décidé depuis quelques mois déjà, on voulait vivre notre PVT dans une ville « à l’américaine ». On ne ferait pas partie de ces maudits français qui partent tous à Montréal, on parlerait anglais tous les jours et on vivrait dans cette grande ville faites de hauts buildings.
Dans nos têtes, je crois qu’on s’attendait à un petit New-York… Que nenni ! Après avoir passé près d’un mois à parcourir le grand ouest, c’est la désillusion. Nous ne doutons pas que Toronto puisse en séduire certains mais personnellement la ville ne nous a pas plu et tout y est beaucoup trop cher. On a même trouvé que la ville était stressante avec son rythme à 200 à l’heure et ces gens en costard/cravate partout dans les rues.
Bref, on vous la fait courte, on n’a jamais réussi à se projeter là-bas. En tant que touriste, la ville est sympa mais pour y vivre c’est autre chose. Il y a souvent un monde entre l’idée qu’on se fait d’un lieu et la réalité et là pour le coup c’était vraiment très différent. Heureusement, nous avons eu la chance de partager pendant plus d’un mois la vie d’une famille Canadienne, qui nous a généreusement hébergé et nous a pris sous son aile comme si nous étions leurs propres enfants. Une belle rencontre que nous n’oublierons jamais et qui nous a malgré tout permis de visiter Toronto en tout sérénité et de se donner la chance de voir si la ville allait nous convenir pour nous y installer ou pas.

Toronto
La vue depuis Toronto Islands est tout de même agréable

Août – Mois #2

On quitte Toronto pour Montréal et là tout d’un coup tout s’enchaîne. En moins d’une semaine, on avait déjà trouvé notre appartement et avant la fin du mois on avait tous les deux trouver du travail. Tout ce qui semblait compliqué à Toronto est devenu une formalité à Montréal et on a instantanément retrouvé le moral (je fais des rimes malgré moi).
Parallèlement, on vit un des étés les plus chauds au Québec, chaud au point de surprendre même une petite sudiste comme moi ! Petit clin d’œil pour tous les gens qui pensent qu’au Canada, il fait froid toute l’année, c’est faux.
C’est donc sous 30ºC et un soleil de plomb, que nous découvrons Montréal et arpentons ses rues. La première chose que nous avons faite une fois arrivés ? Monter sur le Mont-Royal et observer cette vue magnifique sur la ville, notre ville désormais. Montréal nous plait, Montréal est belle et a un charme fou !

Septembre – Mois #3

C’est officiel ! Nous habitons à Montréal. C’est vraiment en septembre qu’on a réalisé que c’était le cas et que les vacances étaient bel et bien fini. On s’installe dans notre nid douillet, on travaille, on assiste à plusieurs événements, on fait des rencontres et surtout on profite des dernières belles journées d’été.
C’est aussi en septembre que nous avons commencé à réellement côtoyer des québécois au quotidien, surtout dans le cadre du travail. Et là, comment dire, pour tous ceux qui pensent que venir vivre au Québec quand on est français c’est la solution de facilité et bien on peut vous dire qu’au début c’est presque comme parler espagnol quand t’as seulement tes bases de LV2. Bon ok, c’est peut-être un peu exagéré mais on avait vraiment du mal à tout comprendre. À l’image des différents accents qu’on peut entendre en France, ici aussi il y en a toute une variété différente selon les régions. Le pire, c’est que la plupart des mots qu’on ne comprend pas ici sont des mots que l’on utilise aussi en France mais qui ont un sens complètement différent. Je ne compte plus les fois où je me mords la langue quand j’emploie le mot « gosse » en public pour parler d’un enfant. Au Québec ça n’a pas du tout le même sens… Autant de mots qui peuvent mener à des situations vraiment très drôles parfois.
En tout cas, même si aujourd’hui on comprends beaucoup mieux le parler québécois, on apprend régulièrement de nouveaux mots et de nouvelles expressions qui nous font sourire. On n’est pas prêt pour autant à troquer nos accents régionaux français respectifs pour l’accent québécois même si parfois on se surprend à employer certaines expressions bien d’ici.
Faque anyway j’suis pas pantoute sûre que ça s’peut de prendre l’accent d’icite en 6 mois t’sais ou alors c’est qu’t’es complètement fucké.

Octobre – Mois #4

Un mois marqué par la visite de mes parents et un road trip québécois en famille : le Mont-Tremblant, le Parc du Fjord du Saguenay, la ville de Québec, Tadoussac, le Parc de la Mauricie, la chute de Montmorency… Des endroits magnifiques sublimés par ces couleurs incroyables propres à l’automne canadien. On a eu l’impression de découvrir une toute nouvelle saison. L’automne ici est incomparable avec celui qu’on a toujours connu en France. Cerise sur le gâteau, celui-ci était particulièrement chaud et ensoleillé, des conditions de rêve pour assister à ce festival de couleurs.
Un moment important de ce mois d’octobre ici, c’est évidemment Halloween. Les gens jouent le jeu à fond et on adore ça. C’est vraiment génial d’être en Amérique du Nord à ce moment-là.
Fin octobre, un petit week-end dans les Laurentides nous a également permis de découvrir un peu plus le Québec et les alentours de Montréal.

Novembre – Mois #5

Les premières fraîcheurs se font ressentir et on appréhende un peu. On en parle tellement de cet hiver canadien que, forcément, ça fait un peu flipper.
Sur notre to do list ce mois-ci, la priorité était donc de finir de s’équiper pour affronter le froid. Oui « Winter is coming« , on nous l’a assez répété dans Game Of Thrones.
Futur Pvtiste, si tu décides de débarquer au Canada en plein hiver, La Cordée est ton meilleur ami. On y trouve de tout et à tous les prix, pratique pour s’équiper de la tête au pied.
Novembre a aussi été marqué par notre long week-end à Boston, une superbe découverte qui nous a fait réaliser (une fois de plus) cette chance qu’on a de vivre en Amérique du Nord.
Tellement de nouvelles destinations s’offrent à nous désormais. Quand en France, t’habites à 5h de voiture de Bouzols (mais si tu sais, c’est là qu’habite les Tuches), ça fait quand même un peu plus rêver de se dire que maintenant on est à 5h de route de Boston.
Et sinon, c’est aussi en novembre que nous avons eu droit à la première neige de la saison ! #nouscontents.

Décembre – Mois #6

On y est ! Ce qu’on redoutait tant est arrivé.
Première vague de froid : la température est d’environ -20ºC avec une température ressentie d’à peu près -34ºC ! À ce stade, si ce n’était pas encore le cas, tu réalises bien que t’es au Canada.
Premier commandement de l’hiver au Québec : la technique de l’oignon tu adopteras. Tu prévois donc en moyenne 10 minutes de plus pour te préparer le matin et si tu es une fille n’insiste pas trop sur la coiffure et le maquillage : une fois capuche, bonnet et écharpe enlevés, tes cheveux c’est plus qu’un beau tas de nœuds ! Et si tu as eu la main un peu lourde sur le mascara, tu risques d’arriver au travail en mode panda (testé et pas approuvé !).
Pour revenir à la technique de l’oignon qui consiste donc à superposer plusieurs couches de vêtements, il faut dire qu’on l’a plutôt bien adopté, quitte à ressembler parfois au bonhomme Michelin. Ah, j’allais presque oublié, la sensation bizarre dans ton nez quand tu sors et qu’il fait -20… Don’t worry, c’est juste les poils de ton nez qui gèlent !
Mais, en fait, on va vous dire la vérité. Malgré tout ça, on adore ! Au moins ici, les 4 saisons sont bien marquées et ont chacune leur particularité. Alors certes il fait froid, mais quand tu observes la neige tomber ou que tu te réveilles et qu’il y a 20 cm de neige sur ton balcon, tu te dis que c’est quand même une belle contrepartie. De toute façon, j’ai constaté que notre seuil de résistance au froid avait considérablement augmenté et ça c’est une super nouvelle !
En décembre, nous sommes aussi partis visiter Québec sous la neige, dans la plus belle ambiance de l’année : Noël. Quel souvenir magique !
Le temps des fêtes est une période vraiment vivante ici et d’une façon plus générale l’hiver l’est également. Il fait froid mais pas question d’hiberner pour autant. Quand en France tu ne sors plus de chez toi dès qu’il pleut, ici il en faut plus que ça pour décider de rester à la maison. Il y a toujours quelque chose à faire si on a un petit peu de motivation.
Décembre a aussi été marqué par un retour express en France pour moi afin de passer les fêtes en famille. Parce que malgré les voyages et la belle aventure, elle me manque 24h/24 et 7 jours sur 7… Noël était donc la parfaite occasion pour leur faire une petite surprise et commencer l’année 2017 reboostée au max <3


Pour conclure, nous te souhaitons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui commence. Qu’elle soit riche en amour et en surprises. Et surtout n’aie pas peur de réaliser tes rêves, ça peut paraître facile à dire mais donne-toi les moyens de réussir et de vivre la vie qui te convient, c’est le meilleur moyen pour ne jamais avoir de regret. Belle année 2017 !

Et si les images te parlent plus, nous avons compilé notre année dans deux vidéos « Best Of » . La deuxième résume essentiellement notre vie depuis notre arrivée à Montréal :